[FILM ETAPE 1] Coexistence

Calgary est une ville de gratte-ciels. Ce sont les bureaux des compagnies pétrolières qui exploitent les sable bitumineux de la région. Une ville éminemment riche et prospère, complètement déserte la nuit. Mais à l’aube, elle se repeuple. D’une part, par les travailleurs, et d’autre part, par des centaines de sans-abris. Deux populations coexistent ainsi à Calgary. Tout les sépare. Mais elles partagent le même espace.

 

À Calgary, les gratte-ciels poussent comme des champignons. Ce sont principalement les sièges de compagnies pétrolières. La région exploite le sable bitumineux, ce qui entraîne un véritable boom économique. Le centre ville est donc une forêt de bureaux, toute vide la nuit. Le prix du logement a explosé. Conséquence directe: un nombre important de personnes ne peut tout simplement plus se permettre un toit. Calgary compte de nombreux sans-abris, ce qui est paradoxal pour une ville tellement riche. Ce paradoxe est particulièrement palpable au niveau visuel. La ville se veut tellement propre que les sans-abris dorment à l’extérieur du centre, et pour beaucoup, dans des centres d’accueil. Mais le matin, ils réinvestissent la ville. Le centre, tout vide la nuit, se voit ainsi remplir de deux populations distinctes: les travailleurs et les sans-abris.

Thème imposé : C’est à l’aube que tout commence
Lieu : Calgary, Alberta, Canada
Mon état moral : 5/10
Hébergement : Trois couchsurfings différents
Inspiration : C’est incroyable le nombre de sans-abris dans les rues du richissime centre de Calgary. À certains endroits, il y presque autant de sans-abris que de « avec-abris ». Une ville riche avec plein d’emplois vacants et des centaines de sans-abris, complètement dépassés par le système.


RESULTATS DU JURY
Emmanuel Gras: 13/20
J’ai trouvé le film visuellement maîtrisé et réussi. Le réalisateur a su trouver dans la ville ce qui nourrissait son propos. Le titre correspond très bien à ce qui est montré, cette idée de coexistence, en intégrant dans des mêmes cadres des SDF et des gens menant leur vie.
Je trouve donc le film pertinent, mais manque un peu de force. Un joli objet, mais sa forme trop « clipesque » fait que l’on a la sensation de rester à la surface.

Tatiana De Perlinghi: 13/20
Le début est intriguant, le milieu bien rythmé (beau travail de montage) mais on s’épuise avant la fin, car on ne rentre jamais vraiment dans le sujet. On est trop en retrait, on ne sait pas ce que le réalisateur a à en dire. Je n’ai pas senti ni leur présence ni ta présence.

Pascale Buissières: 14/20
Jean-Baptiste nous transporte dans une grande ville à l’aube où coexistent les employés des grandes entreprises pétrolières et les sans-abri qui se réfugient où ils peuvent.
Son film minimaliste qui pose un regard plutôt superficiel sur cette réalité que l’on retrouve de fait dans toutes les grandes villes du monde manque d’audace et de point de vue.
En quoi ce phénomène est-il singulier à Calgary? On n’est pas vraiment situé et le propos reste trop mince. On reste en périphérie.
On sent une certaine maîtrise dans les cadres et le montage, mais les images redisent toujours la même chose.
Je pense que Jean-Baptiste démontre une sensibilité esthétique, il lui faut maintenant plonger dans la foule.

Note finale: 40/60

jf 15 juin 2009
J'ai bien aimé. C'est lent mais ça aide à bien percevoir les différences, tout en ajoutant à la poésie. Beau travail de recherche d'image aussi.

delphine.saintviteux 03 nov. 2008
Impressionnant et poignant de sensibilité (comme tes autres films d'ailleurs...) Mais celui-ci fait vraiment très fort!! Waw!! Bonne continuation dans ton périple.

ghody 09 oct. 2008
flippant ... La musique, après les corneilles du petit matin,les rues fleuries et le parc soigné renforcent encore ce que cette cohabitation a d' incongru et de choquant Il suffirait d'un poil pour que ton film soit génial

mjgmjg7 05 oct. 2008
Les biens nourris, les bien lavés, ceux qui savent où ils vont, et puis tous les autres, ceux qui errent avec leur charriot de supermarché (!). Le "NO COMMENT" et le rythme lancinant donne une force inouïe à cet étrange ballet.
	
Vince 03 oct. 2008
Bon choix de sujet. Mise en situation assez longue ; le rythme de la 2nde partie est nettement plus intéressante. Le "microcosme" que tu as su capter aurait mérité un approfondissement. Plan du caddie sur le journal très bien réalisé. Bonne continuation.
	
Brigitte Membrive 03 oct. 2008
Le film montre la non-existence que les nantis infligent aux sdf, ok mais j'aurais aimé ressentir une implication du cinéaste dans cette tristesse urbaine et non juste un état de fait film.

momo9cam 02 oct. 2008
Un reserrement adéquat aurais ajouté un soupcon de dynamisme manquant à ce très juste et saisissant portrait matinal.   C'est bien parti.

ofa 30 sept. 2008
Horizontalité visuelle ennuyante, film plat
	
mariannehody 29 sept. 2008
Moi qui suis sévère, j'ai bcp aimé: ce faux détachement dans la facture rend l'indifférence encore plus révoltante; c'est subtil. Et tous ces caddies, symbole d'abondance détournés de leur fonction par les sdf. A voir et surtout revoir car plein de sens.

Anne-Marie M. 29 sept. 2008
Bonjour Jean-Baptiste!
J'ai bien aimé tes films jusqu'à maintenant, mais celui-ci me déçoit... :( Tu as tellement une belle façon d'aborder tes films avec humour! Essaie d'exploiter ça un peu plus: c'est un grand atout que tu possèdes...

[FILM ETAPE 2] Le prix de l’argent

Vous avez envie de gagner beaucoup, beaucoup d’argent ? C’est très simple. Il suffit d’aller vivre à Fort McMurray. Mais vous devez être prêt à tout sacrifier pour une vie entièrement consacrée au travail. A habiter dans une petite ville austère loin de tout, parmi des gens qui ne pensent qu’à bosser. Avec des hivers très rigoureux. Peu de loisirs. Quasiment pas de vie sociale. Et des fast food pour tout resto.

Discuter ? Ca faisait longtemps que Massoud n’avait plus discuté. C’est que si on décide d’aller vivre à Fort McMurray, ce n’est pas pour faire causette. On va là-bas pour travailler. Travailler, et faire de l’argent. Rien d’autre. Certains cumulent même plusieurs boulots.

La petite ville est très isolée. Mais les ressources pétrolifères semblent inépuisables. Or, pour extraire ce pétrole, il faut des gens. Et pour attirer des gens là-bas, il faut bien les payer. Ouvriers, comptables, cadres, cuisiniers, il y a du boulot pour tout le monde.

Massoud y a tenté sa chance il y a quatre ans. Arrivé sans rien, juste sa petite qualification de comptable, il a escaladé les échelons un à un pour gagner des sous avec des petits boulots, payer des formations complémentaires, et monter dans la hiérarchie. Il occupe aujourd’hui un fort beau poste.

Mais à quel prix ? Massoud a renoncé à toute vie sociale. Les rares distractions de Fort McMurray ne l’intéressent pas. Sa seule sortie, car il faut bien manger, ce sont les courses au supermarché.

Thème imposé : Festin
Lieu : Fort McMurray, Alberta, Canada
Mon état moral : 5/10
Hébergement : Chez un sympathique couple Couch Surfing, dans une banlieue « à la Wisteria Lane »…
Inspiration : Après bien des déboires avec mes pistes de sujets, j’ai opté pour faire le portrait de quelqu’un qui était un exemple de success story à Fort McMurray. Mais à travers lui, j’ai voulu aussi montrer le revers de la médaille: la ville est peu hospitalière, il y peu de loisirs ou de vie sociale, et on mange mal.


RESULTATS DU JURY
Bram Van Paesschen: 9,5/20
Un film qui passerait si les images étaient meilleures. ça manque d’une certaine vision et la voix off est trop explicative.

Micheline Lanctôt: 13/20
Touchant, excellent rapport avec le personnage qui perd la voix parce qu’il ne parle pas à personne. Mais le vide et le rien auraient pu passer davantage par les images que la voix off, lourde et convenue. Belle utilisation ironique du thème, que ce festin identitaire d’un bol de curry!

Laurent Lucas: 10/20
Le lieu et le personnage sont tous deux formidables, mais j’aurais aimé que tu ailles plus loin. Que tu presses plus le citron.

Note finale: 32,5/60

bee - Dim 12 oct 2008, 15:13
Ce n'est vraiment pas un festin que de vivre dans cette ville malgré que le film ne m'a pas vraiment fait ressentir d'ambiance particulière.

momo9cam - Jeu 9 oct 2008, 01:29
Serait ce les pollutions des sables bitumineux qui le font toussé comme un perdu. Il ne faut pas oublié que c'est le Harper's Country. Il a tellement raison de ne pas vouloir sortir.

Vince - Lun 6 oct 2008, 09:39
Massoud est un excellent protagoniste, le contexte l'est tout autant. Peut-être aurais-je aimé le voir déambuler dans sa journée type afin d'illustrer vos propos et de mieux ressentir ce sentiment de solitude. Bonne route...

sirenecanari - Lun 6 oct 2008, 05:38
bon sujet mais il manque des éléments pour bien apprécier, je reste un peu sur ma faim !!

Anne-Marie M. - Dim 5 oct 2008, 23:00
Touchant... Perdre la voix parce qu'on ne parle pas assez souvent... C'est triste. Bon sujet, Jean-Baptiste!

[FILM ETAPE 3] Nkwusum, l’école de la différence

Les Indiens d’Amérique ont de gros problèmes d’intégration, partout aux Etats-Unis. L’alcoolisme fait des ravages. Le taux d’emploi est catastrophique. A la base de ces problèmes sociaux: une crise identitaire. C’est en tous cas le point de vue de Pat Pierre, un vieil Indien qui consacre le restant de sa vie à enseigner la langue des ancêtres aux enfants. Pour lui, les racines et la culture indiennes peuvent être le meilleur atout pour s’en sortir dans la vie.

 

Thème imposé : Dualité
Lieu : Arlee, Montana, Etats-Unis
Mon état moral : 9/10
Hébergement : Chez Dale et Jeanie, des parents et grands-parents fantastiques.
Inspiration :Dale, qui m’héberge, m’a piloté à gauche et à droite dans la région pour me la faire découvrir. Je me suis arrêté sur cette école, mais il y avait dans la réserve Salish tant d’autres sujets et personnages intéressants !


RESULTATS DU JURY
Emmanuel Gras: 14/20
Beau sujet, personnage intéressant qu’on laisse parler.
Le film est prenant car on s’attache à la parole, mais il manque tout de même de créativité dans sa forme.

Tatiana De Perlinghi: 16/20
Personnage très touchant et on sent la densité du sujet possible au delà des 3′. Très beau début et très belle fin, dignes d’une fiction. Le film est bien encadré par le sujet même et pas par des effets (ce qui est souvent une faiblesse des muvmediens, logique en 3′).

Pascale Buissières: 14,5/20
Beau portrait. La caméra est sensible. Le propos est intéressant sauf que l’on ne sait pas ni où l’on est ni de quelle culture est issu cet autochtone. Manque d’informations donc. La réalisation est un peu convenue.

Note finale: 40/60

Brigitte Membrive - 17 oct. 2008
très belle illustration de la dualité, un portrait très attachant et dont le film retrace bien son but! Vive le futur indien!

Arnaud Wéry - 17 oct. 2008
vraiment captivant comme reportage, chapeau bas, m'sieur JB!
	
Sébastien Wielemans - 16 oct. 2008
Bien joué sur ce coup-là JB! Si seulement on avait eu des enseignants pareils! Super rencontre, très touchante. On s'accroche on s'accroche !

Nipalit - 15 oct. 2008
Super film, merci. J'aime quand tu nous fais decouvrir des personnages, tu fais bien ca.

Serge - 14 oct. 2008
C'est le même problème au Canada, tant chez les autochtones que chez les francophones. Excellent film.

anneso_v - 14 oct. 2008
Simple, efficace, ce documentaire, avec peu d'éléments, dit tout de la problématique avec un personnage attachant. Bravo!

Vince - 14 oct. 2008
Excellent sujet pour traiter de la dualité. Peut-être aurait-il été intéressant de l'illustrer en montrant les différences dans et hors de la réserve. Bon travail.
	
Anne-Marie M. - 13 oct. 2008
Pour moi, c'est un film quasi parfait. Bravo, Jean-Baptiste!

jean denys - tytgat 13 oct. 2008
bon sujet pour les indiens je prefere de loin ton film a celui d un autre des participants

[FILM ETAPE 6] Le vote des hommes du désert

Tecopa, Vallée de la Mort, Californie. Chaleur écrasante. Tout fonctionne au ralenti. Quelles sont les opinions politiques des hommes du désert ? Sur la terrasse du Pastels Bistro, on refait le monde.

Thème imposé : Elections américaines
Lieu : Tecopa, Vallée de la Mort, Californie
Mon état moral : 8/10
Hébergement : Une chambrette à côté du Pastels Bistro
Inspiration : Un lieu bien singulier au milieu de la Vallée de la Mort, découvert par Oli, Doris, Nico et Bobby, des amis belges en vacances en Californie.


RESULTATS DU JURY
Bram Van Paesschen:

Micheline Lanctôt: 

Laurent Lucas:
Note finale: 44/60

Nathalie Delamare - 08 nov. 2008
Beau film beau plan mais manque de profondeur dommage! Bonne chance! Nathalie.

laure - 06 nov. 2008
un film vraiment magnifique et plein de sagesse. Bravo !

mjgmjg7 - 04 nov. 2008
Commentaires à la hussarde et cotes au "vogelpik" de Monsieur Brame pour un film, lui, tout en nuances " de la cave au grenier"!! Heureusement, tu as l'air d'avoir très bon caractère.

sirenecanari - 04 nov. 2008
ben merci ça nous redonne un peu le moral après celui de sébastien !!bien vu et rendu !!

Joris Poneys - 04 nov. 2008
Super Film! T'es un tout bon Jean Baptiste... Et ce Bram est vraiment un blasé pour rester poli :-)

Stéphane Jallet - 04 nov. 2008
Des paroles sensées perdues dans le désert, contraste fort. Le journalisme y prends tout son sens, faire entendre l'avis de ceux qu'on entends pas.
Impatient de te retrouver parmis nous.

Anne Person - 03 nov. 2008
Ton film est top... Felicitation

Brigitte Membrive - 03 nov. 2008
Bon et beau film, face à cette nature inhospitalière, les images ont rendus ces témoignages criant de vérité, l'Amérique et ses contrastes!

kicker - 03 nov. 2008
Très beau film!! Monsieur Van Paesschen est un éternel blasé, quel pêche doit-il avoir au réveil!!-)

Vince - 03 nov. 2008
Une qualité d'image sublime dans ce film. Très bon travail tant sur le fond que sur la forme. "Une vallée de la mort bien vivante et réfléchie" !
jean denys tytgat 03 nov. 2008
j ai vraiment bien aime a tous points devue

Maxime Bélisle - 03 nov. 2008
Tu as réussi à transmettre une ambiance avec ce film. Les cadrages sont magnifiques et signifiants. La rigueur de la forme est captivante et démontre une assurance toute singulière.

mjgmjg7 - 03 nov. 2008
Magnifique! Justesse, sobriété, intelligence, humanité, force. Tant chez ces hommes que chez le réalisateur.

M - 02 nov. 2008
Du rythme de tes images transpire cette lourde chaleur du Sud etatsunien: elles rendent de facon tres juste le rythme de vie qu'elle impose a ces gens, et ca rend leur temoignage encore plus sincere. Vraiment magnifique.

[FILM ETAPE 9] Rêve vert

Lucy vit seule depuis dix ans dans la jungle mexicaine avec de nombreux chiens. Une vocation qui exige des compromis. Pour la vie ?

Thème imposé : Vert
Lieu : Akumal, Mexique
Mon état moral : 7/10
Hébergement : J’ai passé la semaine chez Lucy, dans la palapa à côté de sa maison.
Inspiration : En cherchant sur Couchsurfing, je suis tombé sur le profil de Lucy, vivant dans la jungle. Je me suis dit que ça devait être un bon endroit pour trouver un sujet de film sur le thème « vert ».


RESULTATS DU JURY
Bram Van Paesschen: 12/20
Le film ne décolle pas assez vite pour moi. Mais la fin m’a beaucoup plus. Surtout le dernier plan. Pour moi c’est le fort de Jean-Baptiste : pouvoir suggérer – souvent – d’une manière humour-sec toute une histoire.

Emmanuel Gras: 13/20
Pendant l’émission j’ai précisé que, faute de sous titre, des choses m’avaient peut être échappé dans le propos du film. Ce n’est pas vraiment le cas, mais disons que ce que j’avais senti comme une tendance intéressante (portrait qui part à la dérive) était véritablement le sujet du film qui en ce sens était abouti. Bref, je suis désolé, Jean Baptiste, mais j’ai un peu sous noté ton film qui est très bien.

Pascale Bussières: 15/20
Personnage intéressant mais qui ne révèle pas grand chose. C’est assez pudique même si on devine une brisure chez cette femme seule dans la forêt tropicale. Ca reste convenu dans la forme.

Note finale: 40/60

reuben1976 - 25 nov. 2008
La fin est intéressante et relève un peu l'ensemble, merci. Reuben

Anne-Marie M. - 25 nov. 2008
Elle a l'air assez dérangée, en effet!!! Par contre, ça a l'avantage de rythmer le tout. C'est vivant et ça bouge! Elle est courageuse la Lucy.

Vince - 24 nov. 2008
Encore un PERSONNAGE ! Le film arrive assez bien à retranscrire l'aspect marginal et décalé de la protagoniste. Le montage est bien rythmé lorsqu'elle est à l'image. Seul bémol, JE trouve que le passage "panne de courant" porte préjudice et casse le rythme visuel. Deux plans retiennent particulièrement mon attention et semblent refléter le film en général : celui où elle fait appel aux dons et à l'adoption et le dernier où JE ressens qu'elle est déjà parti de cet endroit et ses chiens en restent muets. Bon travail.

jean denys tytgat - 24 nov. 2008
vous avez la chance de rencontrer des gens incroyables en visionnant une seconde fois je que j aurais du mettre une etoile de + sorry

M - 24 nov. 2008
J'ai bien aime les variations de rythme dans la sequence des images. Au debut, plutot tranquilos, puis, soudainement hop! un vrai feu roulant d'images! Ca collait bien au personnage et a l'ambiance de la jungle qui peuvent (ou semblent) etre si calmes et si explosives a la fois.

[FILM ETAPE 10] The place to be

Le 4 novembre 2008, à l’auberge HI de Chicago, règne une ambiance unique. A deux pas de là, ce soir, Obama prononcera son discours de victoire… ou pas. L’Histoire va peut-être prendre un tournant en ce jour et ce lieu précis. Dans l’auberge de jeunesse, dont les clients viennent du monde entier avec beaucoup d’idéaux, cela revêt une importance singulière… Petite plongée intemporelle avant, après et pendant ce moment capital.

 

Thème imposé : Auberge Espagnole
Lieu : Chicago, Illinois
Mon état moral : 8/10
Hébergement : Dans un gîte en montagne au Sud-Tyrol, en Autriche.
Inspiration : Je devais faire un film sur l’auberge, mais je ne pouvais pas me résoudre à ne rien faire sur cet événement énorme, unique, qui allait se dérouler à quelques mètres !


RESULTATS DU JURY
Bram Van Paesschen: 10,5/20
Le système est trop répétitif. Ce qui est dit ne me passionne pas. Par contre ce que je pense Jean-Baptiste essaye de me communiquer est qu’il a ses questions sur ce ‘change’ qui est promit au gens du Etas Unies et le monde entier.

Micheline Lanctôt: 15/20
Bien que très bien réalisé, je trouve cette construction cyclique un peu molle. Les plans vides ne disent pas nécessairement ce que JB veut qu’ils disent. L’agencement des plans donne l’impression d’un cercle, ne font pas avancer le film.

Laurent Lucas: 8/20
Pour bien traiter le sujet et les sensations que tu voulais nous transmettre, tu aurais à mon avis être beaucoup plus radical. Je suis triste de mettre une note aussi basse à quelqu’un qui s’investit autant que toi et qui me régale de semaine en semaine.  Voila mon gars ! À bientôt.  Laurent.

Note finale: 33,5/60

sirenecanari - Lun 1 déc 2008, 15:44
Tu étais pourtant en effet au bon moment au bon endroit !

sirenecanari - Lun 1 déc 2008, 15:43
un peu du meme avis que Vince, où est la Fete ? les interviews sont bien mais l'enchainement des séquences évoquent une fin, un passé ?? maladresse ?

Laurence - Lun 1 déc 2008, 12:10
Un point de vue supplémentaire... à prendre et à laisser! C'est vrai que ton film dérange car il ne rejoint pas les attentes des spectateurs mais c'est là que se trouve son point fort. Tu parviens à nous faire ressentir ce qui se cache derrière l'élection d'Obama. La répétition des plans de feuilles qui volent, des grands espaces vides, etc. remettent au fond l'homme (éphémère) à sa place dans le développement de l'histoire éternelle. Double frustration pour le spectateur obligé d'admettre ce qui est, tu casses les illusions. En plus tu l'obliges à réfléchir sur l'avenir. Bravo!! La qualité technique et créative des images est aussi présente. Une suggestion: remplacer les itv par du visuel... Bonne chance pour la suite! Ca m'a fait plaisir de te voir sur la route du désert. 

Vince - Lun 1 déc 2008, 07:57
(C'était donc toi ! J'étais certain qu'un Müvmedien se trouverait à Chicago ce 4 novembre et tel a été le cas.) Le film me laisse perplexe et avec une drôle de sensation...le rythme, l'agencement des séquences, les transitions ne ME semblent pas s'allier avec l'euphorie ambiante ce soir là. Un semtiment presque soporifique en émane ce qui est sans nul doute à l'opposé de ton intention. Réveille-nous : YES YOU CAN ! Bel investissement tout de même.

[FILMS ETAPE 11] Colleen

Colleen se réveille chaque matin et recommence à se battre pour gagner sa cause dans laquelle elle a laissé sa carrière, sa maison, son compte en banque… La corruption aura-t-elle gain de cause?

Thème imposé : Samedi soir
Lieu : Georgie, Macon
Mon état moral : 6/10
Hébergement : Chez Jacob, un Couchsurfer.
Inspiration : Après une longue piste de sujet en cul de sac, le jour avant la dead line, j’ai changé quatre fois d’idée. En tombant sur Colleen, je savais que j’avais trouvé une histoire que je ne pouvais pas manquer.


RESULTATS DU JURY
Emmanuel Gras: 14/20
J’ai du mal à établir une véritable critique car on sent une urgence de filmage. Il y a quelque chose de brut et de direct. C’est fort et en même temps trop rapide.

Tatiana De Perlinghi: 18/20
Waow! C’est très émouvant, interpellant, révoltant… et passionnant. Quelle rencontre incroyable! On a envie d’en savoir plus sur cette femme et sa quête; c’est sobre et en même temps on reste au plus près d’elle, avec sa seule parole. Le montage et la musique sont très justes et, comme avec son film sur le prof indien, le sujet est parfaitement fermé par un très beau début et une très belle fin. Bravo pour ce dernier film!

Pascale Buissières: 13,5/20
Film touchant. Incroyable proximité avec cette femme errante. J’aime la musique qui fait contre-poids au drame que vit cette femme. Intime, juste. Bien monté.


Note finale: 48,5/60

Vince - 08 déc. 2008
Bravo pour ce sujet ; l'engagement et les propos de la protagoniste chassent l'urgence dans laquelle tu as sans doute travaillé ton montage. Très habile utilisation sonore qui fait référence à ces contes féériques et qui par la même occasion contraste avec la situation cauchemardesque de cette femme. J'aurais tant aimé que tu sois l'auteur de ce conte, elle, simple actrice et que tu nous annonces une "happy-end" ! Gageons que son courage soit un jour récompensé, raconté, porté à l'écran comme ça a déjà été le cas par le passé :Colleen, seule contre tous...
	
Brigitte Membrive - 08 déc. 2008
Doit-on absolument s'amuser le samedi soir? Cette femme est d'une dignité et d'un courage hors pair afin d'assumer sa droiture dont les images très justes reflètent bien son combat contre des moulins...

[FILM ETAPE 12] Bilan

Après un tel voyage, j’ai rencontré tellement de personnes et vu tant d’endroits, qui restent figés dans des souvenirs. Mais c’est fou de se dire que tous ces univers, parcourus à toute vitesse, existent toujours; toutes ces personnes continuent leur vie… C’est ce que j’ai voulu montrer en sélectionnant des images du voyage qui se déroulent en-dehors des films.

 

Thème imposé : Bilan
Lieu : Akumal, Arlee, Calgary, Cancun, Chicago, Fort McMurray, Las Vegas, Los Angeles, Macon, Mexico, Miami, Missoula, Montréal, Saint-Ignatius, San Francisco, Tecopa, Tijuana, Uruapan, Yosemite
Mon état moral : 8/10
Hébergement : J’ai dormi dans une auberge à Miami, puis dans un hôtel, et enfin chez mon ami Thomas.
Inspiration : En courant à Bruxelles avant de partir, après que mon amie Valentine m’eut dit qu’il fallait trouver un fil conducteur à mes films.


RESULTATS DU JURY
Bram Van Paesschen: 7.5/10
Tatiana De Perlinghi: 8.5/10
Pascale Bussières: 8.5/10
Micheline Lanctôt: 9/10
Laurent Lucas: 8/10


Note finale: 41,5/50

sirenecanari - 16 déc. 2008
Eh oui !! courir , courir, toujours courir !! parfois ce devait etre épuisant, mais merci pour avoir partagé avec nous , et garde le meilleur !

Brigitte Membrive - 16 déc. 2008
Superbe bilan, quelle course au milieu de la vie, des images et une musique qui m'ont beaucoup plus. Que le marathon des images continue!

Vince - 15 déc. 2008
Quelle endurance ! Trois mois d'une course intense et entraînante à rencontrer des personnalités, des paysages, des cultures et des situations des plus variées : un véritable régal tant visuel qu'émotionnel. Merci de nous avoir permis de partager ces quelques moments avec toi ce fût un réel plaisir. Je te souhaite le meilleur après cet événement müvmedien.

jean denys tytgat - 15 déc. 2008
effectivement ce fut un bon marathon