Ce samedi à Bruxelles

Christelle | octobre 17, 2008 @ 5:48
Aahhh sacré Jean-Baptiste!
Ce qui m’a toujours émerveillé chez toi, c’est ton côté fascinant et fasciné! Merci de nous emmener avec toi…
Lors de ton passage à Las Vegas, as-tu vu le Montecito?
L’Ardenne profonde te salue et te promets de te suivre maintenant qu’on a l’info :-)
Bizzzzzzzzzz
Christelle

Bruno | octobre 17, 2008 @ 10:25
JB, t’es pas possible !!! Tu dois être le seul gars au monde à disparaitre pour te retrouver au Mexique… !!! Dis euh rassure-nous, t’as pas claqué tout ton pognon à Las Vegas ? Sinon, le blog en jette, on voit que t’as fait l’IHECS ;-)
Allez, amuse-toi bien !!! Et quand tu reviens prends le soleil avec toi parce qu’au Plat Pays ben c’est pas terrible… Hasta la vista !

Thomas (aka Poney Spears) | octobre 17, 2008	@ 18:15
ALLEZ LES PONEYS!!!

Paul et Friederike Simonart | octobre 19, 2008 @ 14:34
Cher JB,
Passionnant ton parcours! Et surtout humainement (la bourse… vaut mieux ne pas en parler, ha ha ha!) enrichissant.
Tes parents sont fiers de toi et comme nous sommes de leurs amis, nous partageons leur bonheur.. Paul me souffle de t’encourager, mais je suis sûre que tu as la pêche. Un petit coup de blues de temps en temps, pour rebondir très vite donne du relief à l’aventure, pas vrai?
Continue, vas de l’avant et ne doute pas…
Nous rentrons au Sénégal dès le 1er novembre… Tu peux venir y souffler un coup et, qui sait, y faire de beaux reportages, Les sujets n’y manquent pas… tant dans la simplicité que dans la profondeur. Sans te connaître, on t’aime déjà!
Bon vent p’tit gars, on t’embrasse,
Friederike et Paul

Tecopa Hot Springs Resort

Tecopa Hot Springs Resort… Voilà qui mérite un peu de pub. A première vue, ça ne paie pas de mine. Je ne m’y serais pas arrêté si mes amis belges ne m’avaient pas renseigné l’endroit. Mais quelle richesse humaine j’y ai trouvé ! D’abord, Amy, qui est à la tête du projet.

Amy a décidé de quitter Los Angeles pour acheter la petite propriété et y faire un camping (Il y en a plusieurs à Tecopa, principalement occupés par des caravanes et camping cars).

Au début, je ne comprends vraiment pas ce qui peut pousser des gens à vivre là. Ce hameau est juste composé de baraquements, au milieu d’une étendue de rocaille sur des dizaines de kilomètres à la ronde, et sous un soleil particulièrement insupportable.

Mais apparemment, les sources d’eau chaude constituent un premier attrait. Puis, il faut bien dire que passée l’impression désagréable que l’on cuit sur place, l’immensité du paysage est fascinante, apaisante. Les couleurs sont superbes: ocre à terre, bleu dans le ciel. Et au coucher et au lever du soleil, l’atmosphère lumineuse est sublime, c’est comme si on saturait toutes les couleurs sur un téléviseur. Chaque couleur a de la consistance, est dense, riche.

Et puis, la chaleur, finalement, ça donne une autre… couleur à la vie de tous les jours. On ne peut pas fonctionner aussi speed qu’ailleurs, on est obligé de prendre le temps, et on peut savourer ce qu’on fait. Prendre un verre. Marcher d’un baraquement à l’autre. Prendre un bain d’eau chaude. Observer les paysages. Manger (j’en reparlerai !). Regarder le chien d’Amy qui attrape les mouches. Regarder la voiture qui passe sur la route. Respirer, même.

Ce cadre inspire donc quelques personnes en quête de calme et de sagesse à venir s’installer au milieu de nulle part. Amy a fait appel à son ami Daniel pour proposer aux résidents des activités de bien-être et spirituelles: des massages, un labyrinthe oriental, … Daniel, un homme malicieux aux longs cheveux blancs soigneusement peignés et portant des chemises à fleur, m’a ainsi fait tester la “roue de guérison”. Il a réalisé dans sa petite maison un cercle de pierres précieuses sur un motif notamment inspiré de l’Egypte Ancienne.

 J’ai lentement tourné sur place au milieu de cette roue pendant une demi-heure, les yeux fermés, pendant que lui jouait du didgeridoo autour de moi (mais pourquoi j’ai pas filmé ??) Ce n’était pas désagréable; c’était très relaxant, en fait. Je ne me suis pas spécialement senti guéri, mais il faut dire que je ne suis pas malade non plus 🙂

Amy expose aussi des artistes de la région dans le petit bâtiment qui fait office de réception. Elle-même fait des photos. Il lui arrive de faire des deals aux artistes qui viennent là, par exemple, une oeuvre en échange de l’emplacement de la caravane. Elle m’a ainsi fait une belle réduction en échange du film que je fais là. Il y a quelques chambres, qui servent plutôt d’habitude aux automobilistes égarés là en soirée, comme l’étaient mes amis belges qui m’ont conseillé l’endroit.

Enfin, Dominic est passionné d’astronomie, et organise des “stars parties” tous les mois. La Vallée de la Mort ferait partie des trois meilleurs endroits au monde pour l’observation astronomique ! C’est vrai que le ciel nocturne est incroyable. Je pense n’avoir jamais vu autant d’étoiles. Il n’y a pas de pollution lumineuse, ce qui me change de la Belgique, connue des astronautes pour être le pays le plus brillant de la planète… Il y a juste une masse orange à l’horizon à l’Est: c’est Las Vegas, à septante kilomètres derrière les montages. Tout le monde à Tecopa parle du fameux projecteur que Dominic a enfin réussi à connecter à son téléscope, ce qui permettra pour la première fois de suivre les explications en groupe.

Le deuxième soir, je monte au sommet d’une petite colline. Il y a un petit banc, sur lequel je m’allonge. Je regarde la voûte céleste. La température est exquise. Silence absolu. Parfois, venant d’en bas, un bruit de couvert qui s’échappe du petit restaurant. Ou une porte qui claque. Je reste là longtemps.

www.tecopahotsprings.org

maman | octobre 17, 2008 @ 1:53
On arrive tout de suite te rechercher. 

COGNAUX Thierry | octobre 18, 2008 @ 12:53
Cher Jean-Baptiste,
Lors de la dernière réunion du Lions Club à Gedinne, Denys nous a brièvement expliqué ton aventure cinématographique à travers le monde.
Nous sommes venus sur le site pour en prendre connaissance un peu plus en détail…
De tout coeur, nous ne pouvons que te féliciter et t’encourager dans ce défi d’exception. 
Bravo et bonne route !
Amitiés,
Christine et Thierry COGNAUX

 

Pastels Bistro

Tecopa Hot Springs Resort, c’est aussi, last but not least, un petit restaurant. Lui non plus ne paie pas de mine. Et pourtant ! Il faut savoir que le cuisinier de ce qu’on pourrait prendre pour une gargote est un des plus grands ! Après une glorieuse carrière dans les restaurants les plus réputés de New York et Las Vegas (!), le chef John Muccio a décidé de tout planter là, il n’était pas heureux. Il a décidé de se retirer à Tecopa et d’y établir un tout petit restaurant, juste l’ouvrir trois jours sur sept, chaque semaine avec une nouvelle carte d’une dizaine de plats.

Mais quels plats ! Fins, goûteux, délicieux, beaux pour les yeux, c’est magique. D’autant plus que c’est une véritable surprise de manger comme ça dans le bled le plus paumé qu’il soit.

John a emménagé à Tecopa avec son fils Ryan, et sa meilleure amie, Sholei, qui est là depuis quelques mois pour faire le service. C’est aussi un véritable plaisir de manger là pour leur compagnie. Ils sont tous les trois éminemment sympathiques, sans pour autant être envahissants.

Les quelques clients sont les gens du coin à qui il n’aura pas fallu dire deux fois de revenir, ainsi que de rares touristes arrivés là par hasard, et repartant complètement éberlués par le repas qu’ils viennent d’avoir.

C’est là que j’ai tourné mon film sur les élections américaines. J’ai simplement discuté de politique avec les gens du cru, les hommes du désert. Malheureusement, l’histoire de John et de son restaurant a dû passer à la trappe. Kill your darlings, qu’ils disent, les monteurs. C’est exactement ça. Mais rien n’est perdu, puisque voilà quelques plans de John rien que pour vous !

Je quitte cet endroit à regrets (mais c’est le lot au moins hebdomadaire du Muvmédien). John me dépose à un soi-disant grand carrefour non loin de Tecopa. Je vais faire du stop vers Barstow, où j’espère arriver à temps pour le dernier bus vers Los Angeles.

Le grand carrefour en question n’est pas spécialement fréquenté. Je dirais même plus, pas du tout. Me voici en plein désert, un peu coincé ! Mes amis belges m’avaient fait promettre de ne pas faire du stop dans le désert en-dehors d’une agglomération, ni sans chapeau, ni sans des quantités d’eau.

Bon. J’ai une casquette. Et mes deux bouteilles d’eau, ben, elles sont bues après une demi-heure. Et là, ça fait deux heures que j’attends. Mais ça va, la nuit va tomber. J’en serai quitte pour une nuit à la belle étoile…

Mais non, car je tombe sur deux Suédois, l’un en vacances, l’autre travaillant à Los Angeles, qui reviennent de Las Vegas vers LA. Me voici embarqué d’un coup tout là-bas, et je passe même la nuit chez eux. La vie n’est pas toujours si compliquée.

Marie-Michèle | octobre 20, 2008 @ 9:55
La vie n’est pas que glamour, richesse et carrière. Facile à dire. Pas facile à réaliser quand on a le nez qui fouine dedans… Merci J-B pour ce témoignage! J’aime déjà bcp ce John!! 
MM qui souhaite que tu tiennes tes promesses à tes amis belges pour ne pas que tu te retrouves en “raisin sec” sur la route  :)

Vanessa de Gand | octobre 20, 2008 @ 13:35
Hallo JB! Ik sta vol bewondering! Jou kennende, die stille, zwijgzame en discrete man in zulk een avontuur. Mijn God! Doe dat nog goed en we zien elkaar in België.

 

Montage à Los Angeles

Charlotte, Guillaume, et leurs enfants Eliot et Sam, des amis belges d’un ami belge, vivent à Los Angeles. Ils m’ont offert de m’héberger quelque jours. Au départ, je pensais n’aller à Los Angeles que si je ne trouvais rien à faire dans la Vallée de la Mort, mais je me suis dit que c’était bête de passer à côté sans y aller. Même si c’est principalement pour faire du montage pendant quelques jours.

J’ai beaucoup apprécié mon petit séjour là-bas. C’était très intéressant de partager la vie d’une famille d’”expats”.

Mais aussi la vie d’une famille tout court, avec de jeunes enfants. Depuis quand ça ne m’était pas arrivé ? M’est-ce seulement déjà arrivé ? Beaucoup de souvenirs de mon enfance à moi ont refait surface là-bas. Ne fût-ce que la participation des enfants aux repas. Je me suis rappelé que quand j’étais petit, je faisais très bien la distinction entre les conversations “des grands”, auxquelles je ne comprenais rien, parce qu’ils utilisaient plein de mots que je ne comprenais pas, et les conversation avec les enfants, plus faciles à suivre… C’est bête, mais j’ai ainsi pris conscience pour la première fois que je suis aujourd’hui de l’autre côté de la barrière grands/petits. Et dire qu’il a fallu traverser l’océan et l’Amérique pour ça.

Comme chez moi avec mon père, Guillaume tient à certains principes comme les repas tous ensemble à table, où il faut bien se tenir, finir son assiette pour avoir du dessert… Je trouve ça beau.

L’histoire avant d’aller dormir… Quels moments privilégiés ! Quelle chance nous avons eu mon frère, ma soeur et moi, d’avoir aussi eu droit à une histoire tous les soirs pendant des années ! D’habitude, c’était maman qui nous lisait un livre. On se disputait chaque fois pour savoir dans la chambre du quel de nous trois on lirait l’histoire.

Plus exceptionnellement, c’était papa, mais alors il y mettait le paquet, il inventait de terribles histoires de crimes, de secrets, de prêtres véreux… On avait peur, mais qu’est-ce qu’on aimait ça !

Charlotte fait écouter Henri Dès à ses enfants, les mêmes chansons que quand j’étais petit, probablement les a-t-elle aussi écoutées à leur âge. C’est émouvant d’entendre ce petit univers musical si loin.

Charlotte, Sam et Elliot, en route vers l’école.

La vie là-bas est agréable. Un climat parfait, Venice Beach à quinze minutes à vélo (Venice Beach: des plages magnifiques avec une digue bordée de palmiers, sous lesquels il y a des centaines d’artistes et d’artisans plus incroyables les uns que les autres).

Il y a une communauté d’expatriés francophones assez importante, ce qui permet de tisser des liens peut-être plus forts que quand on fait partie du groupe majoritaire…

Guillaume et Charlotte suivent la campagne électorale avec grand intérêt. Depuis le début de mon voyage, je n’ai jamais autant entendu parler de politique. Charlotte dit qu’elle voudrait revenir en Belgique si c’était Mc Cain qui passait… Il semble que l’appartenance politique soit même marquée par quartiers.

Des événements politiques spontanés pas banals sont d’ailleurs organisés pas loin: des après-midis auxquels les convives viennent avec leur téléphone et un bottin, pour tenter de convaincre un maximum de personnes de voter pour Obama. Il semble que cela porte des fruits, même minimes: une grosse partie de la population est très mal renseignée sur les débats en cours et est prête à suivre le premier conseil venu.

Par ailleurs, contrairement à chez nous, il faut se décarcasser pour exercer le droit de vote. Il faut aller s’inscrire, apporter des attestations, remplir des formulaires. Des démarches que seule une partie de la population est prête à accomplir… Des gens d’une certaine éducation et d’un certain niveau de vie. D’où l’importance de convaincre ceux qui ne votent pas d’habitude d’aller voter, pour donner plus de chances à Obama. Depuis que je suis aux Etats-Unis, j’ai croisé à différents endroits, en rue, des étudiants qui proposaient d’aider à “register to vote”.

Je ne suis guère sorti de la maison pour visiter. Comme je le redoutais, avoir quelques jours d’avance, ça me fait travailler plus lentement au montage. Résultat: je fais en plus de quatre jours ce que j’aurais pu faire en deux…

J’ai quand même fait quelques tours à vélo. J’ai beau savoir à l’avance que cette ville est immense, ça reste impressionnant de tracer à vélo, tout droit pendant des kilomètres et des kilomètres, sans que le paysage change. Il faut même une heure et demie en bus pour aller de Venice Beach à Downtown où se trouve la gare Greyhound. Stressant, quand on est, comme moi, toujours sur le fil du rasoir pour les horaires ! Je veux prendre le bus jusqu’à Tijuana. Là, je prendrai l’avion pour Oaxaca où je compte faire mon film “auberge espagnole”. (On doit faire un film sur ce thème à un moment donné de Müvmédia, Hostelling International étant un sponsor).

Devinez où je suis

Thomas (aka Poney Spears) | octobre 25, 2008 @ 11:14
La maison des Fisher!!!!!!!!!!!

Oli | octobre 26, 2008 @ 6:13
Waaouhh! Et’as vu Ruth dans son jardin??? Et David? Il travaille pour le moment? Et Nate? Tu l’as vu faire son jogging?? Et Claire?? Elle est avec qqun…?  T’as de la chance, j’espère que tu as pris un bout d’herbe!

[FILM ETAPE 6] Le vote des hommes du désert

Tecopa, Vallée de la Mort, Californie. Chaleur écrasante. Tout fonctionne au ralenti. Quelles sont les opinions politiques des hommes du désert ? Sur la terrasse du Pastels Bistro, on refait le monde.

Thème imposé : Elections américaines
Lieu : Tecopa, Vallée de la Mort, Californie
Mon état moral : 8/10
Hébergement : Une chambrette à côté du Pastels Bistro
Inspiration : Un lieu bien singulier au milieu de la Vallée de la Mort, découvert par Oli, Doris, Nico et Bobby, des amis belges en vacances en Californie.


RESULTATS DU JURY
Bram Van Paesschen:

Micheline Lanctôt: 

Laurent Lucas:
Note finale: 44/60

Nathalie Delamare - 08 nov. 2008
Beau film beau plan mais manque de profondeur dommage! Bonne chance! Nathalie.

laure - 06 nov. 2008
un film vraiment magnifique et plein de sagesse. Bravo !

mjgmjg7 - 04 nov. 2008
Commentaires à la hussarde et cotes au "vogelpik" de Monsieur Brame pour un film, lui, tout en nuances " de la cave au grenier"!! Heureusement, tu as l'air d'avoir très bon caractère.

sirenecanari - 04 nov. 2008
ben merci ça nous redonne un peu le moral après celui de sébastien !!bien vu et rendu !!

Joris Poneys - 04 nov. 2008
Super Film! T'es un tout bon Jean Baptiste... Et ce Bram est vraiment un blasé pour rester poli :-)

Stéphane Jallet - 04 nov. 2008
Des paroles sensées perdues dans le désert, contraste fort. Le journalisme y prends tout son sens, faire entendre l'avis de ceux qu'on entends pas.
Impatient de te retrouver parmis nous.

Anne Person - 03 nov. 2008
Ton film est top... Felicitation

Brigitte Membrive - 03 nov. 2008
Bon et beau film, face à cette nature inhospitalière, les images ont rendus ces témoignages criant de vérité, l'Amérique et ses contrastes!

kicker - 03 nov. 2008
Très beau film!! Monsieur Van Paesschen est un éternel blasé, quel pêche doit-il avoir au réveil!!-)

Vince - 03 nov. 2008
Une qualité d'image sublime dans ce film. Très bon travail tant sur le fond que sur la forme. "Une vallée de la mort bien vivante et réfléchie" !
jean denys tytgat 03 nov. 2008
j ai vraiment bien aime a tous points devue

Maxime Bélisle - 03 nov. 2008
Tu as réussi à transmettre une ambiance avec ce film. Les cadrages sont magnifiques et signifiants. La rigueur de la forme est captivante et démontre une assurance toute singulière.

mjgmjg7 - 03 nov. 2008
Magnifique! Justesse, sobriété, intelligence, humanité, force. Tant chez ces hommes que chez le réalisateur.

M - 02 nov. 2008
Du rythme de tes images transpire cette lourde chaleur du Sud etatsunien: elles rendent de facon tres juste le rythme de vie qu'elle impose a ces gens, et ca rend leur temoignage encore plus sincere. Vraiment magnifique.

[FILM ETAPE 7] Le nouveau

Voyager seul pendant trois mois, ce n’est pas toujours facile. A un point qu’on peut se prendre à fantasmer un compagnon de voyage. Quelqu’un qui serait sur la même longueur d’onde. Et si ça arrivait vraiment ? Et si ce n’était finalement pas si agréable que ça ?

Merci aux nombreuses personnes qui ont collaboré, en particulier à Guy.

Thème imposé : DocuMenteur
Lieu : Mexico, Mexique
Mon état moral : 7/10
Hébergement : Dans deux auberges de jeunesse de Mexico.
Inspiration : C’est le genre de cas que j’aime, où je ne dois pas me creuser pour trouver des idées. Doper était sur ma route, tout simplement.


RESULTATS DU JURY
Emmanuel Gras: 17/20
J’ai BEAUCOUP aimé. Au delà de la performance technique (passage en panos assez bluffant) et de l’idée première assez amusante mais aussi casse gueule (risque de blague de potache), le film de Jean Baptiste réussit à toucher quelque chose d’assez profond. Cet autoportrait dual n’est en effet pas aussi simple qu’on pourrait l’imaginer au départ car Jean-Baptiste a la finesse de ne pas être dans l’opposition noire et blanche des aspects de sa personalité.

Tatiana De Perlinghi: 15/20
Idée marrante et surtout belle réalisation, jolie prouesse technique, on est bluffé! Malheureusement, je n’ai pas été dupe de l’accent « flamand » de Doper (ce qui n’est un problème que pour les belges) d’où je n’ai pas aussi bien « marché » que les autres. J’ai trouvé aussi que l’expression orale aurait pu être un peu plus soignée pour donner plus de profondeur au propos (le fond y était, mais dit de façon un rien maladroite à mon sens, ou pas assez sérieusement)… bref, je suis restée sur une impression de blague de potache qui n’était peut-être pas tout à fait l’esprit voulu.

Pascale Buissières: 17/20
Ce film est mystifiant techniquement. A-t-il un frère jumeau. Très habile, drôle, charmant. Ceci est un beau témoignage, un peu candide à propos de cette quête qui guide le voyageur.

Note finale: 49/60

tanguy.fraval - 21 nov. 2008
Salut JB,je ne suis pas un bon critique car peu connaisseur de ton métier;mais je te soutient bien fort (tardivement d'accord,"vieux motard que jamais")ahah:-)...En fait on te suit depuis le début...
Bref,Muriel et moi aimons vraiment ce que tu fais et franchement merci pour le talent que tu as pour nous faire partager tes impressions,aventures,émotions,ainsi que tes délires...
Bravo pour tes mises en scène perso.
Nous te souhaitons donc plein de courage pour la fin de ton périple,en espérant te revoir autour d'une bonne bouffe qui doit aussi te manquer?
En fait quand je vois tes reportages,je pense très souvent à ceux de l'équipe de Daniel Mermet, un animateur radio,(sur France Inter), bien engagé (altermondialiste) que j'aime écouter chaque jour.....et qui je crois pourrait bien te donner du boulot!
J'arrête là car tu as d'autres chats à fouetter, mais voilà:bon courage et au plaisir de te revoir même si on se connaît assez peu.
Bien à toi,
Tanguy

pascal lahaut - 16 nov. 2008
Bon, très bon et fier d'être belge. Tu es promis à un bel avenir cinématographique. CONTINUE !!!

mjgmjg7 - 15 nov. 2008
Oui, c'est ça, des poupées russes et aussi des jeux de miroirs ( c'est le cas de le dire) , et de mises en abîme. Une forme qui se superpose parfaitement avec le fond. Astucieux, profond, touchant. Bravo.

M - 15 nov. 2008
De vraies poupees russes en camera. Tres tres interessant. Bravo.

Steph rochez - 14 nov. 2008
Très chouette film JB!!!
Je trouve ça assez surréaliste, décalé... très belge finalement! :)

Christelle - 14 nov. 2008
C'est géant! J'adore!!!!! 2 pour le prix d'un!!! C'est vraiment très très chouette, surprenant, enfin j'ai vraiment adoré! FELICITATION!

sofmathieu - 13 nov. 2008
Bravo pour ton accent flamand j'adore JB, t'es le meilleur!

Julie Bresmal - 13 nov. 2008
très chouette film... vraiment! proficiaat JB...

Vince - 12 nov. 2008
Une technique originale fonctionnant très bien. Le procédé utilisé marque vraiment ton "inventivité-créative" : félicitations ! Ce montage a sans nul doute demandé beaucoup d'investissement de ta part et le résultat est excellent.

sabrina - scarna 11 nov. 2008
Dag Doper et bienvenue chez les poneys! ton film est terrible, génial et si inventif pourtant si simple ou si simple mais pourtant si inventif! tu es trop top!

Lili - 11 nov. 2008
Wow, quelle chouette manière de clôturer ces 3 mois ;o)))

kicker - 11 nov. 2008
Bluffant!! Félicitations Jean-Baptiste! Rassure toi, avec ta barbe tu es bien plus beau que Doper...!-))

amandineleduc - 10 nov. 2008
Vraiment super! Bravo J-B!

mariannehody - 10 nov. 2008
On ne s'ennuie pas dans tes films; quand c'est fini, on dit "déjà?"

[FILM ETAPE 8] Témoignages vs. mafia

Dans un Mexique où les touristes se prélassent sur des plages paradisiaques, des habitants, eux, vivent dans la peur. Uruapan est un exemple de cette facette méconnue du pays.

La région d’Uruapan est un passage obligé pour la drogue vers les Etats-Unis. Un commerce énorme. Tout le monde connaît de près ou de loin des victimes ou des membres de la mafia. Ce qu’on n’avoue qu’à demi-mots, car pour se protéger soi-même, le silence est d’or. La police est corrompue, ce qui laisse la population complètement impuissante.

La mafia contrôle beaucoup de choses. Elle a notamment la main-mise sur les activités pas tout à fait légales ou pas du tout légales, mais que le gouvernement ne sanctionne pas. Le commerce de la drogue, bien évidemment, mais aussi le commerce des copies pirates, des jeux d’argent, etc. La vente des DVD et des CD copiés est une véritable institution au Mexique, mais dans la région d’Uruapan, si le vendeur n’appose pas l’autocollant de la mafia sur chacune des copies, il risque gros. Il doit acheter ces autocollants par téléphone à un anonyme. Même chose pour les machines à sous, le commerçant est contacté tous les mois par une personne différente, à laquelle il doit remettre une taxe.

A côté de cela, les disparitions. Maribel Martinez, conseillère municipale d’Uruapan, a été enlevée le mois passé. Pas de revendications exprimées à ce jour. Il y a aussi les meurtres de personnes qui n’agissent pas conformément aux règles mafieuses. Ou les pressions sur les journalistes qui osent critiquer.

Ou encore les « kidnappings express », qui ne durent que quelques heures, le temps que la famille transmette l’argent aux kidnappeurs. Parfois des sommes peu conséquentes, il s’agit alors souvent d’autres bandits que la mafia.

Alors que Uruapan semble au premier abord être une petite ville bien tranquille, force est de constater qu’il y règne en fait un vrai climat de peur.

Plus d’info sur ce sujet sur mon blog:
– un extrait d’article intéressant sur la situation globale de la corruption au Mexique, du CF2R
– rencontre avec un journaliste d’Uruapan, en proie à des menaces de la mafia

[Note. Dans la version originale, le visage de la dernière intervenante n’était pas flouté, comme elle le voulait, mais j’ai opté pour ne prendre aucun risque pour la version en ligne]

Thème imposé : Cessez-le-feu
Lieu : Mexique, Michoacan, Uruapan
Mon état moral : 7/10
Hébergement : Chez Chucho. Probablement ma meilleure expérience Couchsurfing.
Inspiration : C’est mon hôte Chucho qui m’a parlé du problème. Puis nous y avons été confronté par hasard: un des faits présentés dans le film s’est produit juste avant que nous rencontrions une des personnes interviewées.


RESULTATS DU JURY
Tatiana De Perlinghi: 15/20
Je suis partagée. le sujet est très fort et les témoignages aussi, la sobriété des images est juste, mais le montage est haché, basique (fin très brutale) les questions interviennent désagréablement (pourquoi ne pas les éliminer, ou au minimum les refaire?). C’est un travail intéressant, mais qui me semble innabouti. question: où cela se passe-t-il?

Micheline Lanctôt: 11/20
On a l’impression qu’il manque quelque chosre à ce film. Trop sommaire, absence des visages crée une sensation de frustration, d’autant plus que c,est tourné de façon conventionnelle. Il aurait peut-être fallu pallier à l’incognito avec une caméra moins sage.

Laurent Lucas: 16/20
Tu nous fait peur de t’aventurer comme ça dans des domaines si dangereux. Mais j’ai adoré ton film.  Tu te fais le relais de la colère de ces gens et j’ai fini ton film en ressentant une immense frustration. C’est vraiment réussi. Bravo.

-2 retard à la remise
Note finale: 40/60

Lili - 24 nov. 2008
Très dur à entendre, mais je suis surtout impressionné par la confiance que tu dois leur inspirer...

Brigitte Membrive - 23 nov. 2008
Un film osé, courageux, des témoignages marquants mais peu ou pas d'images pour mieux appréhender la situation de vie de ces personnes,
Bravo pour l'audace du sujet!

M - 20 nov. 2008
Moi aussi j'etais en colere a la fin. Tu nous amenes a du contretransfert de la colere de ces gens a plusieurs niveaux: bien sur le sujet. Bien sur aussi les visages manquants. Enfin, les coupures noires subites alimentent franchement cette colere aussi. C'est finalement comme si on perd conscience, qu'on est soi-meme attaque, arrache au personnage.

momo9cam - 20 nov. 2008
Non ce n'est pas un scénario Hollywoodien, c'est la réalité de plusieurs petits bleds mexicains.
L'appel du dernier recours c'est ce que nous pouvons  lire dans les yeux de cette dame.

J-J NOEL - 19 nov. 2008
Bien fait et ça fout vraiment la trouille pour ces pauvres gens....

mariannehody - 19 nov. 2008
Ces témoignages terrifiants se seraient mal accommodés de "fioritures" formelles. La présentation journalistique s'indiquait en l'occurence. J'ai de la peine en entendant les pleurs contenus des femmes.

Anne-Marie M. - 18 nov. 2008
Tu as vraiment trouvé un très bon sujet. Je crois que tout le monde sera d'accord avec moi pour dire qu'on est content que tu sois encore vivant! Tu aimes vivre dangereusement on dirait!

Corinne - 18 nov. 2008
Excellent sujet bravo. Mais traitement audiovisuel trop conventionnel.

Vince - 17 nov. 2008
Wow...tu as vraiment cotoyé le danger ! Excellent sujet même s'il est déplorable de connaître telle situation. Les transitions et la chute me semblent trop brutale mais peut-être sont-elles liées à cette brutalité ambiante. Ton film fait naître beaucoup de sentiments et d'émotions ce qui est une bonne chose. Beau travail.

jean denys tytgat - 17 nov. 2008
quel endroit pourri et nous qui pleurons pour des conneries quels temoignages ! attention a toi tu flirtes avec le danger il y a encore des films a faire on a encore besoin de toi

[FILM ETAPE 9] Rêve vert

Lucy vit seule depuis dix ans dans la jungle mexicaine avec de nombreux chiens. Une vocation qui exige des compromis. Pour la vie ?

Thème imposé : Vert
Lieu : Akumal, Mexique
Mon état moral : 7/10
Hébergement : J’ai passé la semaine chez Lucy, dans la palapa à côté de sa maison.
Inspiration : En cherchant sur Couchsurfing, je suis tombé sur le profil de Lucy, vivant dans la jungle. Je me suis dit que ça devait être un bon endroit pour trouver un sujet de film sur le thème « vert ».


RESULTATS DU JURY
Bram Van Paesschen: 12/20
Le film ne décolle pas assez vite pour moi. Mais la fin m’a beaucoup plus. Surtout le dernier plan. Pour moi c’est le fort de Jean-Baptiste : pouvoir suggérer – souvent – d’une manière humour-sec toute une histoire.

Emmanuel Gras: 13/20
Pendant l’émission j’ai précisé que, faute de sous titre, des choses m’avaient peut être échappé dans le propos du film. Ce n’est pas vraiment le cas, mais disons que ce que j’avais senti comme une tendance intéressante (portrait qui part à la dérive) était véritablement le sujet du film qui en ce sens était abouti. Bref, je suis désolé, Jean Baptiste, mais j’ai un peu sous noté ton film qui est très bien.

Pascale Bussières: 15/20
Personnage intéressant mais qui ne révèle pas grand chose. C’est assez pudique même si on devine une brisure chez cette femme seule dans la forêt tropicale. Ca reste convenu dans la forme.

Note finale: 40/60

reuben1976 - 25 nov. 2008
La fin est intéressante et relève un peu l'ensemble, merci. Reuben

Anne-Marie M. - 25 nov. 2008
Elle a l'air assez dérangée, en effet!!! Par contre, ça a l'avantage de rythmer le tout. C'est vivant et ça bouge! Elle est courageuse la Lucy.

Vince - 24 nov. 2008
Encore un PERSONNAGE ! Le film arrive assez bien à retranscrire l'aspect marginal et décalé de la protagoniste. Le montage est bien rythmé lorsqu'elle est à l'image. Seul bémol, JE trouve que le passage "panne de courant" porte préjudice et casse le rythme visuel. Deux plans retiennent particulièrement mon attention et semblent refléter le film en général : celui où elle fait appel aux dons et à l'adoption et le dernier où JE ressens qu'elle est déjà parti de cet endroit et ses chiens en restent muets. Bon travail.

jean denys tytgat - 24 nov. 2008
vous avez la chance de rencontrer des gens incroyables en visionnant une seconde fois je que j aurais du mettre une etoile de + sorry

M - 24 nov. 2008
J'ai bien aime les variations de rythme dans la sequence des images. Au debut, plutot tranquilos, puis, soudainement hop! un vrai feu roulant d'images! Ca collait bien au personnage et a l'ambiance de la jungle qui peuvent (ou semblent) etre si calmes et si explosives a la fois.

Jogging à Grant Park

Je m’étais promis daller courir tous les jours pendant Müvmédia, mais je ne l’ai encore fait que quelques fois. Pourtant, qu’est-ce que ma journée est meilleure si je l’ai commencée par une demi-heure de footing. Quand je commence vraiment à déprimer parce que j’ai pas de sujet, ou que j’ai besoin d’un petit électrochoc pour me changer les idées, je vais courir. Cest ce que je fais ce matin à Grant Park.

Quand je vais courir, j’écoute de la musique, c’est beaucoup plus entraînant. En fait, toujours les quelques mêmes morceaux qui se trouvaient dans mon téléphone à mon départ.

Connaissez-vous Antony and the Johnsons ? C’est une amie qui m’en avait parlé, j’avais téléchargé, mais pas du tout aimé à la première écoute. Je ne sais plus comment ces morceaux se sont retrouvés dans mon téléphone. Et là, je suis obligé de les écouter tout le temps puisque je nai qu’une dizaine de titres pour toute musique avec moi pendant Müvmédia.

Eh bien, Hope there’s someone, mais c’est un des plus beau morceaux au monde. Quand la fin, instrumentale, commence, j’ai chaque fois la gorge qui se noue. Même en courant.

Je vois les préparatifs pour la soirée électorale. C’est ici qu’aura lieu le meeting d’Obama ce mardi soir. Le cadre est superbe. L’air est très vif, léger. Les buildings qui bordent le parc sont majestueux. Et il règne ici une ambiance de nouvelle ère. Si Obama gagne, ce sera énorme. Je suis en train de courir dans un endroit et à un moment qui va probablement marquer l’Histoire. C’est vraiment the place to be, ici, en fait. La face du monde va changer à partir du discours qui sera prononcé ici. Je ne peux pas passer à côté pour mon film. Ce serait ridicule.

Il ne me reste qu’à trouver une manière de combiner Obama et « auberge espagnole »… C’est pas gagné. Mais je le sens. C’est trop énorme pour ne pas le faire.

C’est peut-être l’endomorphine qui me gagne, mais tout me parait tellement évident. Je suis bien.

 

Oli - décembre 1, 2008 @ 18:37
Haaa mon cher JB,
Sache que ce cher Antony sort son 2ème album début 2009, ça me fera plaisir de pouvoir lécouter avec toi!